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Borobudur : un site incontournable pour les amoureux du bouddhisme

Borobudur : un site incontournable pour les amoureux du bouddhisme

Les touristes de passage sur l’île de Java, en Indonésie, ne peuvent rater la visite du temple de Borobudur. Il s’agit surtout d’un site incontournable pour les amoureux de la spiritualité bouddhiste et de son histoire. Borobudur est le plus grand temple bouddhiste au monde. Voici ce qu’il faut savoir sur cette construction importante.

borobudur

Une construction très ancienne

Le site où s’élève le temple de Borobudur aurait été construit vers l’an 800. Le temple aurait été abandonné en l’an 1100 puis oublié. Ce n’est qu’en 1814 qu’il a été redécouvert sous l’impulsion du lieutenant-gouverneur de l’île de Java, qui avait entendu parler d’un grand monument perdu dans la forêt, aux abords du village de Bumisegoro. Il a fallu abattre des arbres et creuser dans le sol pour mettre le site à jour.

Un lieu de pèlerinage

Le temple de Borobudur est maintenant un important lieu de pèlerinage pour les bouddhistes. Il est en effet dédié au Bouddha. Vu du ciel, il a la forme d’un mandala. Il est fait de quatre galeries superposées. Les trois galeries les plus hautes sont agencées de manière à représenter la cosmologie bouddhiste. Les galeries comportent plusieurs bas-reliefs, taillés dans de la pierre volcanique par divers artisans, montrant les étapes importantes de la vie du Bouddha.

Il existe aussi une mystérieuse cinquième galerie dissimulée. Les bas-reliefs qu’on y trouve représentent les fardeaux liés à la vie terrestre. Les experts ignorent pourquoi cette galerie a été dissimulée. Certains suggèrent que c’était pour occulter les dures réalités de la vie sur terre. Les bas-reliefs ont été sculptés sur place une fois que la construction a été terminée. Les constructeurs ont aussi prévu un système de drainage des eaux de pluie.

Les pèlerins traversent les quatre galeries et atteignent ensuite la terrasse supérieure. La terrasse est surmontée de trois terrasses circulaires. Celles-ci sont bordées par des stûpas, c’est-à-dire des monuments commémoratifs destinés à contenir des reliques ou à symboliser la doctrine bouddhique. Les stûpas apparaissent sous la forme de cloches de pierre contenant des bodhisatvas, soit des Bouddhas sur la voie de l’éveil.

Le centre de ces terrasses constitue le sommet du temple de Borobudur. Un autre stûpa y est logé, contenant un Bouddha inachevé. On ignore si ce Bouddha a été rajouté dans les années suivant la construction du temple. Le stûpa central est accessible par des escaliers qui sont situés au centre de chaque côté. Des portes encadrées de statues de lions se rencontrent dans ces escaliers.

Les trois parties du monument sont liées symboliquement aux trois étapes qui mènent à l’illumination selon la doctrine bouddhiste. Ces trois étapes sont le monde des désirs, le monde des formes et le monde sans formes. L’architecture respecte cette vision du monde puisque la base est détaillée, le corps est circulaire et le sommet est plus lisse.

Il n’existe pas de document expliquant la raison de la construction du temple de Borobudur. On ignore aussi par qui il a été construit. Il aurait mis environ 75 ans à être construit. L’époque correspond à la construction de plusieurs monuments bouddhistes et hindouistes dans la région de la plaine de Kedu. On ignore aussi pour quelle raison le site a été abandonné puis plus ou moins oublié.

Pendant les siècles qui ont suivi son abandon, le site de Borobudur a été caché par la forêt et par les cendres volcaniques. Les éruptions volcaniques qui ont eu lieu périodiquement ont peut-être contribué à éloigner les pèlerins. Des légendes ont même fait du lieu un porteur de malchance.

Un site très fréquenté

De nos jours, le temple a regagné son prestige et son statut de lieu de pèlerinage. À la pleine lune de mai ou de juin, les bouddhistes y célèbrent divers événements de la vie du Bouddha, soit sa naissance, sa mort et le moment où il a accédé à la haute sagesse. Le jour de la cérémonie est férié. Un pèlerinage a lieu de Mendut à Pawon avant de culminer sur le site de Borobudur. Aujourd’hui, le lieu est le plus visité par les touristes en Indonésie.

L’intégrité du temple de Borobudur ainsi que celle des autres temples est aujourd’hui menacée par le développement accéléré. La réglementation est assez floue et le nombre toujours croissant de touristes risque de causer des dommages. Il a été constaté que la pierre du temple est en train de se détériorer sans que l’on soit parvenu à en déterminer précisément la cause. Des dommages ont parfois été causés par des visiteurs que l’on avait négligé de surveiller.

La visite est particulièrement spectaculaire au lever et au coucher du soleil. À partir du site, les touristes ont aussi une excellente vue sur le volcan Merapi, qui est toujours en activité. Le temple est facilement accessible à partir de la ville de Yogyakarta. Il est possible de s’y rendre en bus ou en taxi à peu de frais.

Bas-reliefs et statues

Les nombreux bas-reliefs du temple de Borobudur valent le déplacement. Ils couvrent les façades et les garde-corps. Les panneaux narratifs sur les murs doivent être regardés de droite à gauche pour suivre la progression du récit. Sur les garde-corps, les panneaux narratifs se lisent de gauche à droite. Ces dispositions sont liées au rituel de déambulation circulaire.

Le site de Borobudur comprend aussi plusieurs statues du Bouddha. Il est représenté dans la position du lotus. Au niveau des plateformes carrées, les statues sont situées dans des niches. Elles sont placées en cercle et leur nombre diminue à mesure que le pèlerin monte dans le temple. Au niveau des plateformes circulaires, les statues sont aménagées dans des stûpas perforés.

Un site patrimonial

 borobudur temple

Le site de Borobudur fait aujourd’hui partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, qui a soutenu le gouvernement indonésien dans la restauration du temple. Il est désormais possible de visiter les lieux, qui ont été sauvés de la ruine. C’est à la fin des années 1960, après des décennies de petites rénovations, que le gouvernement indonésien propose un plan de sauvegarde plus développé à la communauté internationale et que l’UNESCO est mise à contribution.

Dans les années 1970, un grand chantier a permis la restauration complète du site. Les fondations du temple ont été renforcées et l’ensemble des panneaux a été nettoyé. C’est lorsque la restauration a été achevée que l’UNESCO l’a classé dans sa liste du patrimoine mondial.

Les matériaux d’origine ont été utilisés pour la reconstruction du temple de Borobudur. Il y a aussi eu quelques ajouts afin de le consolider. Des modifications ont aussi été rendues nécessaires par le besoin d’assurer un meilleur drainage. Les matériaux d’origine étaient en nombre suffisant pour assurer l’ensemble de la reconstruction et de la rénovation du monument.  

Une région dédiée à la spiritualité bouddhiste

Borobudur se situe dans la haute plaine de Kedu, qui fait partie de la province de Java central. Plusieurs temples bouddhistes ont été érigés dans cette région. La plaine de Kedu est elle-même considérée comme un lieu sacré. Son sol est très fertile. Le temple de Borobudur appartient à la ville de Magelang, située près de plusieurs volcans.

D’autres temples bouddhistes ont été découverts aux alentours lors de la restauration du site de Borobudur. L’époque à laquelle le temple a été bâti a vu naître plusieurs constructions de ce type. On trouve par exemple dans la région les temples Pawon et Mendut, eux aussi très importants pour les pèlerins. Ces deux temples se situent sur la même ligne que le temple de Borobudur.

La légende raconte qu’une route a déjà relié les trois temples. Cette route pavée aurait été située entre deux murs et aurait permis de passer d’un temple à l’autre. Une relation entre les trois temples est possible puisqu’ils ont été construits à la même époque, si on en juge par leur type d’architecture.

La plupart des temples construits à cette époque étaient situés sur des surfaces planes. Le temple de Borobudur fait exception puisqu’il a été bâti sur une colline. D’après certains experts, la plaine de Kedu pourrait être un ancien lac et le temple de Borobudur représenterait une fleur de lotus flottant sur l’eau. La fleur de lotus sert souvent de trône au Bouddha dans les représentations artistiques. La région semble cependant trop sèche pour qu’un lac y ait déjà été présent.

La technique de construction du temple de Borobudur ressemble à celle utilisée pour la construction des autres temples de la zone. On croit que Borobudur a servi d’abord de stûpa avant de devenir un temple. Celui-ci a une fonction différente puisqu’il est considéré comme la demeure d’un dieu. Il doit donc comporter en son intérieur des lieux prévus pour le culte. La complexité de l’architecture témoigne en faveur de la thèse du temple.

Il semble que le site de Borobudur ait été dédié au pèlerinage plutôt qu’au culte. Un système d’escaliers et de corridors permettait aux pèlerins de trouver leur chemin et d’atteindre la plate-forme supérieure. La cosmologie bouddhistesuggère que chaque plate-forme représente une étape sur le chemin de l’illumination.


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